L’anglais

La diffusion de la langue anglaise

Dans le domaine technique et scientifique

Depuis une cinquantaine d'années, l'influence de la langue anglaise croît à cause de la mondialisation des échanges technologiques et commerciaux, dominés par de grandes puissances parlant l’anglais, surtout les États-Unis et le Royaume-Uni. C'est pourquoi l'utilisation de mots anglais est remarquable dans des secteurs comme les télécommunications, l'informatique, comme l'italien pour la musique. Par contre, les nouvelles technologies (mondialisation de l'internet, DVD multi-langues) et l'adaptation des entreprises à leurs clients (CNN diffusant en plusieurs langues, Microsoft fabriquant le logiciel Windows en plusieurs langues) ont porté un coup relatif à cette domination de la langue anglaise. Sur décision de l’OACI, l'anglais est depuis 1951 la langue utilisée dans l'aviation. De plus en plus de résultats de recherches scientifiques (études, thèses,…) sont écrits en langue anglaise ou font l'objet d'une traduction dans cette langue.

Dans les relations internationales

Dans les rencontres internationales, l’anglais est la langue la plus fréquemment utilisée, même si le multilinguisme reste la norme. La langue française était la langue la plus utilisée des relations contractuelles et des relations diplomatiques, mais l'importance croissante des États anglophones a favorisé l'emploi de la langue anglaise au détriment du français.

Extension de la base de locuteurs

La langue anglaise est la seconde langue officielle de beaucoup d’États, dont certains à forte croissance démographique (par exemple, Nigeria ou Inde). L’anglais est la langue étrangère la plus apprise au monde, avec un nombre considérable d'apprenants ; il a ainsi une diffusion dans tous les pays, avec une base toujours croissante de locuteurs.

Polémiques à propos de cette influence

Cette domination croissante a été dénoncée par certains chercheurs. Ils la qualifient d'impérialisme linguistique, et dissent que les risques qui, selon eux, peut en découler, spécialement le risque d'hégémonie (l'anglais prend la place d'autres langues) ou de sélection sociale (parler anglais est nécessaire pour faire partie de l'élite). Particulièrement, depuis le 1er mai 2008, le Protocole de Londres impose de connaître la langue anglaise et la langue allemande pour ne pas enfreindre la loi sur les brevets, ce qui contreviendrait à la constitution française qui définit le français comme langue nationale.
D'autres chercheurs se préoccupent du risque d'évolution non maîtrisée de l’anglais (simplifications grammaticales, changement de sens des mots, modification de la prononciation) en constatant le poids croissant du nombre de locuteurs qui maîtrisent peu ou mal la langue par rapport au nombre de locuteurs natifs éduqués.

L’écriture de l’anglais

L'alphabet latin est utilisé par l'anglais (avec, anciennement, des lettres comme ð ou þ). Il utilise des signes diacritiques seulement pour écrire les mots d'origine étrangère. Son orthographe se dérive d'un long processus historique et, pourtant, il n'y a souvent plus de correspondance exacte entre celle-ci et la prononciation actuelle.

Le lexique de l’anglais

Nombre de mots

Il n'existe pas d’organisme qui recense officiellement le lexique anglais, contrairement à d’autres langues. Tous les jours, de nombreux mots sont créés à cause de l’importance actuelle de l’anglais dans la recherche scientifique (certains promis à une large diffusion, d’autres restant d’usage confidentiel), il n’existe pas de liste complète. Dans le dictionnaire Oxford English Dictionary, un des plus complets, il y a plus de 500 000 entrées, y compris des mots techniques, des mots désuets et des mots de dialectes locaux. Dans le Webster's Third New International, il y avait 450 000 mots en 1961. Par contre, leurs entrées ne coïncident pas complètement et on estime qu’en les combinant il y aurait 750 000 mots qui est plus que tout d'autres langues.

Information général